22 Decembre 2012Posted by MFactory

 

Gabrielle Tuloup

Gabrielle. Elle. Ou plutôt elles.

  • Une passionnée qui ne saurait se contenter d’enfermer les mots sur une page noircie. Son carnet d’écriture est une fenêtre ouverte sur les autres, sur ses autres à elle. Jeune professeur de Lettres, elle transmet aussi sa poésie à travers ses photographies. Un regard doux et attendri qui sait être un peu voyeur pour voler l’essentiel et raconter le monde qui l’entoure.

  • Ce qu’il faut de pudeur, donc, mais il suffit de la voir dès 2005 sur les scènes « slam » hexagonales pour que cette pudeur laisse entrevoir les nombreux visages de Gabrielle. Des petits bars rennais aux concours nationaux, elle s’est formée à cette discipline exigeante qu’est la déclamation. Elle s’est forgé une place bien à elle, entre humour gouailleur et sensibilité féminine. Une singularité remarquée par le public puisque Gabrielle a remporté en 2010 les titres de lauréate du grand prix de Slam de la Francophonie et de championne de France, qui la portèrent jusqu’en coupe du monde en 2011. En juillet 2012 elle est invitée au forum mondial de la Francophonie à Québec où elle participe à la scène d’ouverture du Festival d’été au côté de Grand Corps Malade.

  • Ce voyage à travers les mots se poursuit aujourd’hui par la chanson puisqu’elle prépare un album en collaboration avec le compositeur Laurent Sauvagnac. En exploratrice d’un mode d’expression nouveau, Gabrielle flâne du hip-hop à la ritournelle comme on va du rire aux larmes, sans complexe, sans barrière.

  • Comme on pourrait rendre hommage à des « soi » passés et rêver à différents devenirs, Gabrielle, elle, les incarne. Elle est la petite fille sage, la belle adolescente rebelle, la jeune femme qui aime, la mère qui attend, la maîtresse qui vous hante et balance tout ça au visage de son auditeur, glissant en un instant de Léo Ferré à un Oxmo Puccino qui aurait emprunté la plume d’un certain Mano Solo…

  • « Donne-moi de mes nouvelles » est le voyage initiatique d’une jeune femme qui dévore le monde, le découvre, se découvre… Un effeuillage émouvant, une quête identitaire en forme d’élégant strip-tease verbal.

  • ALAN CORBEL